Le réel risque du stress psychologique est de mentir sur ses manifestations avec le plongeur. Plus le stress augmente, le plongeur ressent de l'anxiété, devient distrait et ses capacités s’en trouvent altérées. Il risque de voir son attention diminuée et ses perceptions rétrécies, ce qui lui cause de l’inquiétude pour des choses qui lui paraissent anodines normalement. Cela peut déclencher les plus petites peurs du plongeur. Par exemple, le troisième plongeur, dans l’exemple précédent, fait l’expérience d’une réduction perceptuelle et ne relève pas que la lanière de sa palme est usée. Après être entré dans l’eau, la lanière se rompt et il perd sa palme en ayant des difficultés à rejoindre la ligne de nage ; avec une palme manquante il la rate donc et se retrouve emporté par le courant. Maintenant que ses peurs se sont réalisées, sa réponse psychologique était prévisible, il développe donc d’autres peurs, augmente son anxiété encore davantage, probablement jusqu’au point de paniquer avant que quelqu’un ou quelque chose n’intervienne.

Le stress psychologique déclenche des réponses psychologiques dans le corps du plongeur, qui peuvent être eux-mêmes des déclencheurs de stress physiques. Le plongeur peut donc avoir des nausées, vomissements, diarrhée ou besoin d’uriner. Il peut devenir tendu, avoir des tremblements musculaires ou maux de tête. Son adrénaline peut faire s’accélérer son cœur ou causer un battement irrégulier et des douleurs thoraciques. Sa respiration accélère aussi. Si le plongeur est sous l’eau, son taux de respiration peut excéder ce que délivre le régulateur, créant une sensation de suffocation. A la surface, le plongeur peut hyper ventiler et avoir des problèmes à respirer dans son tuba ou lors de la confrontation avec les vagues. Cela augmente encore plus son anxiété, déclenche une accélération de la respiration et développe la sensation du plongeur de ne pas avoir assez d’air.